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jeudi 24 septembre 2015

Le sacrifice d’Abraham




Plutôt que de pester contre les ténèbres, mieux vaut allumer une petite lanterne


L'Aïd-el-Kébir (aussi nommée Aïd-el-Adha, Aïd al-Kebir ou encore Eïd el-Adha), qui signifie « la Fête du sacrifice », est l'une des célébrations les plus importantes liées à la foi musulmane. Il s'agit d'une commémoration de la soumission d'Abraham (Ibrâhîm en arabe) à la volonté de Dieu lorsque celui-ci lui demanda de sacrifier son fils Ismaël.

Pour les musulmans, la foi d’Ibrahim, mise à l’épreuve par Dieu, a été récompensée par la survie de son fils. L’aïd el-Kébir demeure une fête célébrant la foi et la miséricorde. Cet épisode du Coran correspond à un récit de la Bible : celui du sacrifice par Abraham de son fils Isaac. Celui-ci est interrompu par l’arrivée d’un ange qui lui annonce que Dieu est satisfait de sa foi. Un bélier est sacrifié à la place du jeune homme.

Bonne Fête à tous les enfants d’Abraham.

Le sacrifice d’Abraham cette année 2015 est particulièrement morose pour cause des réfugiés de guerre, les musulmans sont partagés entre l’amour de leur créateur et l’amour de son prochain.
Les musulmans de Corse ont une pensée toute particulière pour les réfugiés de toutes confessions qui fuient la guerre errant d’une frontière à l’autre à la recherche d’une terre d’accueil, rencontrant que murs et barbelés.

La prière de ce jour de partage et d’amour, qui devait se déroulée au stade de  Suartello sur les hauteurs de la ville d’Ajaccio, a rencontré une forte opposition.


Mais, le CRCM Corse tient à mettre les points sur les i : « Les Ajacciens de confession musulmane, conscients de leurs droits et de leurs devoirs dans la République, ont toute liberté, en tant que citoyens, de s’organiser et d’organiser toutes manifestations (…) en respectant les règles et les lois en vigueur. Néanmoins, leur conscience citoyenne, leur rappelle leur devoir premier et fondamental du respect d’autrui et du voisinage pour la paix et la sérénité. »

"Conscients d'appartenir à une communauté de destin", mais aussi à une "communauté de souvenir, à une ville, Ajaccio, première ville libérée du fascisme et du nazisme", les représentants de la communauté musulmane ont néanmoins jugé bon d'abandonner leur projet initial.
"Le drame humain et l'actualité qui se déroule sous nos yeux, les amalgames et les raccourcis alimentent une situation déjà trop abîmée, estime le président du CRCM. Nous ne donnerons aucune possibilité à ceux qui veulent surfer sur la vague de la haine et du rejet de l'autre."
Corse Matin

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